trainÀ ceux qui restent….

Ce matin dans le journal, ces mots qui arrachent, le temps d’un frisson, mon cœur de mère.

Une seconde de vie, durant laquelle j’ai pu sentir ce gouffre, ce vide, cette horrible blessure qui avale la vie de ceux qui ont mis au monde ces jeunes partis si tôt…. Si ….

Cette toute petite seconde d’une lecture douloureuse je vous l’offre car je n’ai rien d’autre à vous offrir. Que peut-on dire ? Que peut-on faire ? On appelle ca un fait divers…. Ouf… Un fait divers….

Regarder par la fenêtre le temps qui passe et qui, dans votre regard, a perdu dès ce jour toutes ses couleurs… Toutes ses odeurs…. Je ne peux qu’imaginer ces nuances de gris qui colorent vos matins… assaisonnent vos chagrins…

Je n’ose effleurer la rage qui doit bouillir si fort…..à en éclater le cœur…

Impuissante.  Impuissante à votre douleur…. Certains drames nous touchent plus que d’autres parce qu’ils pourraient être nôtres… Sans vous connaitre je vous aime, d’un amour immense et profond… D’un amour de mère…

Et si je pouvais, l’espace d’une toute petite seconde, vous enlever ce fardeau…